Travail en hauteur : définition et à partir de quelle hauteur il est considéré comme tel

Dans des secteurs comme le chantier ou la maintenance industrielle, la première question posée est de savoir quand on parle de travail en hauteur. La référence générale est de 2 mètres, mais la réglementation comporte des nuances que nous devons connaître au moment de prescrire un système, de rédiger un plan de sécurité ou d’installer une protection collective dans un bâtiment industriel. Dans cet article, nous mettons de l’ordre dans ces notions.

Qu’est-ce qu’un travail en hauteur

C’est toute tâche dans laquelle le travailleur est exposé à une chute à un niveau différent. La réglementation espagnole définit cette notion dans la Loi 31/1995 sur la prévention des risques professionnels et dans le RD 1215/1997, modifié par le RD 2177/2004 en matière de travaux temporaires en hauteur. Il s’agit d’une réglementation large qui couvre des secteurs et des espaces aussi différents qu’un puits, une tranchée ou une ouverture dans un plancher.

Autrement dit, dès qu’il y a un risque de chute, il y a obligation de l’évaluer et de s’en protéger, même si la chute est de faible hauteur. Identifier les risques des travaux en hauteur est la première étape.

À partir de quelle hauteur parle-t-on de travail en hauteur

Le RD 2177/2004 établit que, lorsqu’il existe un risque de chute de plus de deux mètres de hauteur, les équipements de travail doivent être dotés de garde-corps ou d’un autre système de protection collective offrant une sécurité équivalente. Cette réglementation n’inclut pas les échelles à main ni les escaliers techniques d’accès, car ils relèvent d’une autre norme.

La Loi 31/1995 oblige à évaluer tout risque de chute, et cette évaluation est la première étape de toute procédure de travail en hauteur. Si une chute d’une hauteur moindre peut causer une blessure grave, on protège de la même façon. Une fosse d’un mètre cinquante dans une zone de passage en est un exemple typique.

Concernant les garde-corps, la réglementation fixe une hauteur minimale de 90 centimètres, une résistance suffisante, ainsi qu’une protection intermédiaire et une plinthe lorsqu’il faut empêcher le passage ou la chute d’objets. Sur nos garde-corps de sécurité ANANKE, par exemple, la plinthe est nécessaire lorsque la finition en toiture est égale ou inférieure à 100 mm.

Ce que dit la réglementation sur le travail en hauteur

Le cadre de la réglementation des travaux en hauteur en Espagne peut se résumer ainsi :

  • Loi 31/1995, sur la prévention des risques professionnels.
  • RD 1215/1997 et sa modification par le RD 2177/2004, sur les équipements de travail et les travaux temporaires en hauteur.
  • RD 486/1997, sur les lieux de travail.
  • RD 1627/1997, pour les chantiers de construction.
  • RD 773/1997, sur les équipements de protection individuelle.

L’idée principale que partagent toutes ces dispositions et qui est d’application obligatoire est de privilégier la protection collective sur la protection individuelle, chaque fois que cela est possible. C’est le critère qui ordonne les mesures de prévention pour les travaux en hauteur. Si le risque ne peut pas être couvert par des garde-corps ou des filets, nous devrons alors recourir à la protection individuelle.

La réglementation indique quoi protéger, mais la protection elle-même doit répondre à une norme de produit. Nos garde-corps sont testés conformément à la UNE-EN ISO 14122-3, par le laboratoire indépendant DEKRA Testing and Certification GmbH. Cet essai est le document demandé lors des inspections et des appels d’offres. Il ne remplace pas l’évaluation des risques de chaque projet, mais lui apporte un appui vérifiable. Vous en trouverez le détail sur notre page essais et certifications.

Exemples d’activités considérées comme du travail en hauteur

Parmi les exemples de travaux en hauteur les plus fréquents dans notre secteur :

  • Maintenance de toitures industrielles et travaux sur toiture fragile (panneau sandwich, bac acier, deck).
  • Installations photovoltaïques en toiture, où le périmètre et les accès conditionnent tout le projet.
  • Accès aux machines, plateformes et passerelles en toiture.
  • Travaux à proximité de lanterneaux et de puits de lumière, qui exigent un filet de sécurité pour lanterneaux car le matériau translucide ne supporte pas le poids d’une personne.
  • Échafaudages, façades et montage de structures.
  • Puits, tranchées et excavations présentant un risque de chute.

Dans chaque cas, l’ordre de décision est le même : en premier lieu, on protège le périmètre et les zones de passage avec un garde-corps de sécurité en toiture, sur acrotère, au sol ou au mur selon la surface. Ensuite, si la protection collective n’est pas réalisable en un point précis, une ligne de vie pour le tronçon qui en a besoin. Toute notre gamme de solutions pour travaux en hauteur suit ce même ordre.

Sur un bâtiment neuf, le système est choisi pendant la réalisation de la toiture et peut être ancré directement à la structure. Sur un bâtiment industriel ou un édifice déjà construit sans avoir prévu la sécurité, il faut s’adapter à l’existant, ce qui limite les options de fixation et complique le projet.

Si vous avez un projet avec une toiture, un acrotère ou un périmètre situé à plus de 2 mètres, demandez-nous la documentation technique et les essais de notre fabrication espagnole de garde-corps ANANKE. Nous vous conseillons selon la surface et vous pouvez demander un devis sans engagement.

Questions fréquentes sur le travail en hauteur

À partir de combien de mètres parle-t-on de travail en hauteur ?

En règle générale, la référence est de 2 mètres. Lorsqu’il existe un risque de chute de plus de deux mètres, le RD 2177/2004 exige des garde-corps ou un autre système de protection collective équivalent.

Quelle est la hauteur minimale pour parler de travail en hauteur ?

Il n’existe pas de hauteur en dessous de laquelle le risque disparaît. Les 2 mètres marquent le seuil à partir duquel la protection collective devient obligatoire sur les équipements de travail. En dessous, l’évaluation des risques détermine si une chute peut causer une blessure grave ; on protège alors tout autant.

Quand parle-t-on de travail en hauteur ?

Lorsque le travailleur est exposé à un risque de chute à un niveau différent, que ce soit sur une toiture, un échafaudage, un puits ou une tranchée. La cote de 2 mètres est le seuil de référence, mais le facteur de risque réel de chute est déterminé par l’activité concrète.

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